AccueilActualitésLa pérennisation des centres de santé participatifs : un enjeu crucial pour l’accès aux soins en Auvergne-Rhône-Alpes.
La pérennisation des centres de santé participatifs : un enjeu crucial pour l’accès aux soins en Auvergne-Rhône-Alpes.
Un modèle innovant menacé.
Depuis 2021, 26 structures d’exercice coordonné participatif (SECPA) ont émergé dans 11 régions, dont 3 en Auvergne-Rhône-Alpes avec Le Village 2 Santé à Échirolles, Santé Commune à Vaulx-en-Velin, et le DIACONAT PROTESTANT Drôme-Ardèche. Nées après la crise du Covid-19, ces expérimentations incarnent une réponse concrète aux inégalités sociales de santé. Elles proposent en effet un modèle original de santé participative, qui cible des territoires défavorisés avec un suivi médico-psycho-social assuré par des équipes pluriprofessionnelles (généralistes, psychologues, médiateurs de santé, interprètes…).
Mais le 29 janvier 2026, le ministère de la Santé a annoncé la suppression brutale de leur financement public, sans concertation ni alternative, alors même que les évaluations étaient positives et que leur intégration dans le droit commun était attendue.
Une mobilisation nationale et régionale.
Face à cette décision, le Collectif SEC-Pa a obtenu, lors d’une réunion avec le cabinet de la ministre de la Santé le 17 février 2026, le maintien des financements jusqu’au 31 décembre 2026 pour les 26 structures existantes. Un espace de travail a également été ouvert pour préparer leur entrée dans le droit commun à partir du 1er novembre 2026 – une solution qualifiée de « plan A » par le collectif.
Cependant, cette avancée reste fragile. Le Groupement Régional des Centres de Santé en Auvergne-Rhône-Alpes, signataire de la pétition pour sauver l’expérimentation SECPA, dénonce l’abandon d’un modèle prometteur pour les soins primaires. Au moins une dizaine de structures régionales attendaient cette pérennisation, qui aurait permis de renforcer l’accès aux soins pour les populations vulnérables, en zones urbaines comme rurales.

Un appel aux actes.
Le collectif exige désormais un engagement fort du Premier Ministre : le dépôt d’un projet de loi créant le cadre juridique des SECPA avant fin juin 2026. Les financements ne sont pas un obstacle, comme le souligne le collectif : « Si 130 millions d’euros peuvent être mobilisés pour le réseau France Santé en 2026, 2,3 millions pour les SECPA sont un arbitrage réaliste. »
En Auvergne-Rhône-Alpes, la fermeture de ces centres serait un recul majeur pour la santé solidaire. Leur modèle, plébiscité par les fédérations, associations et élus locaux, doit être préservé et étendu.
Prochaines étapes.
Le GRCS appelle ainsi à :
- soutenir la proposition de loi transpartisane en faveur des SECPA.
- relayer la mobilisation pour une intégration rapide dans le droit commun.
- sensibiliser les parlementaires et les collectivités locales à l’urgence de la situation.
« Assez perdu de temps ! L’heure est aux actes pour concrétiser les engagements pris devant l’Assemblée nationale. » (Collectif SEC-Pa)
Pour aller plus loin
- 2026-02-18_CP_SECPa (Communiqué de presse du Collectif SEC-Pa 18/02/2026)
- Pétition pour sauver les SECPa
Crédit photo JimPrunier – Na Architecture





